
« De ces mots, bientôt, je ne retins que la musique, la haine qui martelait tous ses propos d'une cadence lourde et envahissante. J'apprenais une violence que je n'avais pas voulue. (...) Je me rangeai sans le savoir à ses côtés et devins sa championne dans le tournoi d l'amour. Je portai ses couleurs et me hérissai de noir. On allait voir ce qu'on allait voir. »
« J'épousais toutes les chimères de mes amoureux et me disloquais pour mieux les illustrer. (...) J'étais si peu sûre de moi que je voulais rassurer les autres. »
« Pendant que je prenais goût à la douleur exquise d'imaginer l'amour, de tout offrir sans être devinée ni remerciée... »
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« Plus le moindre espoir de s'en sortir, de souffler ses rêves au vent qui les emporterait et les déposerait entre les mains d'un autre, qui viendrait la délivrer. »__________________________________________________________
« ... Ce cadeau sublime de l'existence qui fait patienter le désespoir et vous remet dans la vie lorsque vous avez commis l'imprudence de vous en écarter... »
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« De l'amour, elle aimait l'incertitude et la souffrance. Dans l'amour, je voulais me fondre, me réchauffer, tout offrir pour tout trouver. (...) Je n'étais pas toujours cette petite fille qui courait après l'amour et n'en attrapais que des bouts. Il m'arrivait parfous d'être une autre, une inconnue dont la sauvagerie me stupéfiait. »
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« J'éprouvais, sans le formuler, un solide mépris pour cette fille qui ne savait pas dire "moi" ou "je" sans hésiter, changer de ton, de conduite, de personnalité. J'oscillais sans cesse entre le lutin charmant, la guerrière dure à cuire, la petite fille abandonnée et la princesse endormie qu'un prince breveté viendrait réveiller et emporter sur son cheval fringuant.
J'étais la première à me perdre dans mes dédales intérieurs... »
J'étais la première à me perdre dans mes dédales intérieurs... »
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« L'amour des corps est un élan déguisé, aiguisé, plus léger, plus généreux, qui ouvre grand les portes de l'impossible, de l'innommable, de l'abîme où se précipitent les coprs avides de voir jusqu'où peut aller l'humain et si peut-être, peut-être, il peut attraper une étincelle de divin, s'y fondre et monter, monter en un sillage éblouissant et brûlant vers ce Quelque chose, ce Quelqu'un que nous cherchons sans savoir le nommer. Sans oser le nommer. »
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« Partir, grandir loin de ce regard qui me mutilait, me ratatinait, me transformait en naine importente et méchante. »
« Mais je ne sais rien de la vie. Je la subis en donnant des coups de dents, au hasard, pour me défendre. Je suis impatiente, violente parfois, méchante. Je déteste ce monde où je n'ai pas ma place. Je déteste les gens qui ont l'air si à l'aise dans ce monde où je n'ai pas ma place. Je les déteste et je les envie. »
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« Je suis inapte à aimer. Et pourtant je meurs d'envie d'apprendre. Je recule, toujours, effrayée par trop d'amour. »
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« Je suis inapte à aimer. Et pourtant je meurs d'envie d'apprendre. Je recule, toujours, effrayée par trop d'amour. »
Katerine Pancol _ J'étais là avant.